Heitor Villa-Lobos : Magnificat Alléluia
| Heitor Villa-Lobos naît à Rio de Janeiro le 5 mars 1887 dans une famille
aisée. Son père, fonctionnaire, est aussi musicien amateur. Il enseigne très tôt
la clarinette et le violoncelle à son fils. Sa mère, elle, veut en faire un
médecin et lui interdit d’étudier le piano. A la mort de son père, lorsqu’il a
12 ans, Villa-Lobos apprendra donc à jouer de la guitare en cachette.
Autodidacte, le jeune homme fréquente nombre de cours sans jamais en finir
aucun. Très vite, ses goûts s’affirment : côté européen, Bach sera sa grande
influence ; côté brésilien, les musiques populaires du Nord du Brésil
l’intéressent énormément. Toute son oeuvre sera ainsi tournée vers le mélange
des musiques populaires et érudites. Pendant cinq ans, Villa-Lobos voyage à
travers le Brésil, va de village en village,gagne sa vie en donnant des concerts
et s’imprègne des musiques populaires. Ses premiers concerts, en 1915,
déchaînent les critiques. Parfois, même, les musiciens refusent de jouer ses
partitions. Sa musique commence toutefois à franchir les frontières brésiliennes
et attire certains visiteurs étrangers, dont Arthur Rubinstein. C’est en grande
partie grâce à lui que Villa-Lobos peut se rendre en France, où il fréquente
l’avant-garde moderniste.En 1922, sa participation à la semaine d’art moderne de São Paulo provoque un scandale. Pourtant, petit à petit, sa musique commence d’être appréciée. A la demande du gouverneur, Villa-Lobos devient en 1932 directeur de l’éducation musicale de l’état de Rio de Janeiro. Il y organisera d’immenses chorales d’enfants, allant jusqu’à réunir 40 000 jeunes choristes dans le stade de São Januário. Les années 40 et 50 sont celles de nombreux voyages et de la consécration : le Vatican lui commande un Magnificat Alléluia. Il se rend à Londres, en Italie, en Espagne… A sa mort le 17 novembre 1959, Villa-Lobos aura composé plus de 1000pièces : opéras, musiques originales de films, opérettes pour Broadway, symphonies,quartets, sonates, études et préludes pour guitare et, bien sûr, ses fameuses Bachianas Brasileiras . Ecouter : |