Chorale Emma Calvé - Le CREA - 10 Bd Sadi Carnot - 12100 Millau - tel 05 65 60 92 35


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     Petit historique:

     Le nom d'Emma Calvé évoque pour les millavois une grande voix connue dans le monde entier.  En souvenir de la Diva aveyronnaise,avec fierté, la chorale porte son nom depuis sa fondation en 1965 par messieurs Ardurel, Bonnery et Jean marie Fabre, à la suite de la dissolution de la chorale paroissiale.
     Avec patience et amour du chant, elle s'est construite et a grandi peu à peu, sous la baguette de Monsieur Bonnery pour arriver à une quarantaine de choristes.
     La nouvelle chorale se réunissait une fois par semaine là où se trouve actuellement la poste de Millau qui était à l'emplacement de l'ancienne prison.
     Après le départ de Mr Bonnery, Alfred Chibaudel prit la relève au poste de la direction musicale, pendant plus de vingt années avec compétence et amabilité.  A sa retraite Guy Tarisse le remplaça, mais un accident mortel prématuré y mit fin.
     Jean Pierre Cau lui succéda, mais il fut appelé peu de temps après à la direction du choeur  départemental. Brigitte Costela, professeur de formation musicale à l'école Nationale de Musique d'Aveyron le remplaça. Démissionnaire, elle quitta la chorale en juillet 2000.

Au mois de septembre de cette même année Jocelyne Maton-Canac, ex chanteuse de l'Opéra de Paris prend la baguette, et, assure à nouveau, les concerts et manifestations artistiques où la chorale Emma Calvé, avec succès, se produit régulièrement.

     Qui fut Emma Calvé?

                        Rose , Noémie, Emma Calvet dite Emma Calvé
     Emma Calvé
c'est Carmen, la plus grande Carmen de son temps, une absolue référence. Grâce à elle Carmen prenait enfin vie et fit d'elle une légende vivante.
     Née a Decazeville le 15 août 1858, elle quitte son Aveyron natale à 16 ans pour monter à Paris et suivre les cours de chant de Jules Puget, mesdames Marchesi et laborde. Plus tard elle sera conseillée par Pauline Viardot et le castra Mustapha. Elle débute à la Monnaie de Bruxelles en 1882 dans le rôle de Margueritte de Faust de Ch. Gounod Ensuite Paris et l'opéra Comique où elle interprète le répertoire. A Milan le rôle d'Orphélie dans Hamlet d'A. Thomas la voit triompher.
     Suivra Londres, New York, Boston, Chicago, St Petersbourg, le monde entier l'acclame. Parmi ses créations mondiales : l'Ami Fritz de Mascagni et la première Santuzza française dans Cavalleria Rusticana, la Navarraise et Sapho de J. Massenet ainsi que la Carmélite de Reynaldo Hahn etc.
     La millième de Carmen en 1904 sera son dernier passage sur scène à Paris. Au sommet de son art elle parcourut toute l'Europe, l'Amérique, l'Australie, Shanghai, Honolulu et même le Japon.

     Elle aura accompli une des plus grande carrière internationale jamais faite par une chanteuse française.
     Pendant la guerre de 14-18 elle repart à New York pour des concerts au profit de la Croix Rouge. Sa Marseillaise mémorable devant 30 000 spectateurs, où la quête fut effectuée dans un casque de poilu, rapportera plus de 50.000 dollars (ceci est écrit en 1940 dans la rédaction de ses mémoires parues chez Plon "sous tous les ciels j'ai chanté" réédité dernièrement aux éditions du Rouergue). Ses souvenirs nous révèlent ses goûts pour les philosophies orientales. Elle se passionnera pour les recherches du trésor de Rennes le Château au côté de l'abbé de Saunière et assistera à plusieurs séances d'ésotérisme.
     Titulaire des palmes académiques, elle reçut en 1931 la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur pour ses 50 ans artistiques.
     Elle s'éteignit le 6 janvier 1942 et repose au cimetière de Millau, ville où une place porte son nom; et où le musée, qui détient ses souvenirs de théâtre, en perpétue le souvenir.

 

 

     Chanteuse à la voix d'une rare étendue, à la technique exemplaire, elle fut par son jeu théâtral, une actrice renommée.

Jocelyne Maton-Canac     


 Dernière mise à jour le 11 août 2006 -        web-maître